Fabricants, fournisseurs de pièces de mécanique de précision pour l'industrie aéronautique

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L’industrie aéronautique française triomphe mais manque de main d’œuvre

L'industrie aéronautique française vole de record en record. Elle a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 50,7 milliards d'euros (+2,9%) en 2014. La part des ventes civiles progresse au détriment des militaires. Le carnet de commandes s'élève à 73 milliards d'euros, soit plus de six années de production. La supply chain ne s'essouffle pas et suit le rythme d'enfer imprimé par les donneurs d'ordres. Les sous-traitants ont ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 16,5 milliards, en hausse de 6%, et des prises de commandes en croissance de 5,2%, à 16,8 milliards. Le président du GEAD, Groupe des équipements aéronautiques et de défense, estime que la supply chain va « poursuivre sa forte croissance », notamment avec « une dynamique très significative pour les PME ». Entre 2007 et 2013, le chiffre d'affaire des PME de l'aéronautique a ainsi fait un bond de plus de 41%.

Seul souci : à force de produire des avions à des cadences jamais atteintes, l'industrie finit par manquer de bras. La filière a ainsi encore recruté 10 000 salariés en 2014, 8 000 pour compenser les départs et 2 000 pour absorber les augmentations de production. « Les besoins en recrutement se situent dans les métiers de production. Nous recherchons des profils de soudeurs, de monteurs, de chaudronniers, d'ajusteurs », a précisé Marwan Lahoud, président du Gifas, Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, à l'occasion de la présentation du bilan 2014 de la filière. En effet, avec l'achèvement des phases d'études des grands programmes, les bureaux d'études vont marquer une pause dans leurs recrutements, tandis que les usines, aussi bien des grands donneurs d'ordres que des PME, vont recruter à tour de bras. Le Gifas table sur 8 000 recrutements cette année. C'est là où le bât blesse. Le système éducatif et de formation ne « produit » pas assez de techniciens pour répondre à la demande : « on ne trouve pas à la sortie des lycées professionnels des gens suffisamment formés ». A tel point que les employeurs font appel à la main d'œuvre étrangère pour répondre à leurs besoins : « la filière a été amenée à recruter des personnels tunisiens et polonais pour leurs usines en France » (UsineNouvelle.com et LaTribune.fr du 09/04).

  • Edité par l'équipe du MIDEST

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