Sous-traitance usinage et décolletage de pièces mécaniques pour toutes industries

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Revue de presse plastique et métaux

Plastique

UsineNouvelle.com du 5 février publie une interview du président du Groupement Plasturgie Automobile, Jean Nanoux, qui dresse un bilan des conséquences de la crise automobile sur le secteur : « la production en janvier a chuté de 30 à 35 % sur un an. En décembre, nous étions entre – 50 et – 60 %. Ces proportions sont plus importantes que la baisse des ventes des constructeurs car ils déstockent (…). Pour l’instant, le secteur n’a presque pas connu de licenciements (…). Mais si l’on ne fait rien, il y aura tellement de plasturgistes au tapis lorsque la reprise apparaîtra que la production de pièces ne pourra pas la suivre (…) car les plasturgistes prennent à leur charge d’énormes frais de développement dans les 2 ou 3 ans qui précèdent le démarrage de nouvelles séries (…). Par conséquent, pas de production, pas d’amortissement des  investissements ». Pour lui, plutôt que de concentrer la filière, « ce qu’il faudrait avant tout, c’est que davantage d’équipementiers appartiennent à des groupes internationaux pour pouvoir s’implanter mondialement ». Et Jean Nanoux d’annoncer que « Luc Chatel et son équipe sont parvenus à rendre beaucoup plus transparent le dialogue entre fournisseurs et constructeurs » qui transparaîtra dans le nouveau code de bonnes pratiques qui devrait voir le jour d’ici la fin du mois. Enfin, il se prononce contre des mesures protectionnistes car, argumente-t-il, « toutes les sociétés sont imbriquées. Il faut aussi que PSA et Renault, qui vendent plus à l’étranger qu’en France, soient en mesure de continuer à vendre à l’étranger. Le protectionnisme se retournerait contre nous »



Métaux

UsineNouvelle.com du 11 février publie l’interview de Jean-Luc Brillanceau, directeur général des Fondeurs de France et de l’Association Française de Forge qui réagit sur le plan automobile et sur la crise. Le plan était en effet très attendu par le secteur car, selon l’article, la fonderie française représente 460 entreprises pour un chiffre d’affaires annuel de 2,5 à 3 milliards d’euros, dont 40 à 50 % réalisés par l’automobile. Pour lui, les mesures annoncées, en particulier l’augmentation du fonds de modernisation des équipementiers et le code de bonnes pratiques, « vont dans le bon sens », même si la réussite dépendra de « la manière dont les partenaires feront vivre ces accords ». Le maître-mot est une collaboration solidaire et efficace alliée à une bonne circulation des informations. Pour la fonderie, « il faut que l’on puisse consolider le secteur, pour avoir des acteurs qui ont une taille suffisante, autour d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il faut incontestablement faire des efforts en termes de concentration, mais aussi réfléchir à l’évolution des matériaux, aux lieux d’implantation (…). Les dispositions des constructeurs vis-à-vis des sous-traitants doivent être répercutées rapidement au niveau des acheteurs, pour que leurs exigences en termes de baisses de prix cessent très vite, et que l’on ne nous siphonne pas le peu qu’il nous reste. L’autre priorité, c’est de mettre en place un programme d’amélioration de la performance du tissu industriel ». Selon lui, dans la forge et la fonderie, « les fonds doivent être utilisés pour agréger les complémentarités industrielles et renforcer le maillage géographique. Il faut permettre [aux principaux acteurs] de capitaliser pour s’adosser à d’autres entreprises, donner les moyens de se structurer aux petites unités qui ont la capacité de devenir leaders dans leur domaine ».

L’actualité semble lui donner raison, dans les bonnes comme dans les mauvaises nouvelles.
Sur le plan des mauvaises, on a rarement autant parlé de redressement judiciaire. Ainsi, le groupe hollandais Farinia s’est porté candidat à la reprise du forgeron Setforge en redressement judiciaire (UsineNouvelle.com des 05 et 06/02). La fonderie morbihannaise SBFM, qui emploie 550 salariés et se trouve en redressement judiciaire, va voir la suppression de 237 postes d’ici avril (UsineNouvelle.com du 04/02). Placement en redressement judiciaire également pour la fonderie Pamco SA SCOP à Ponchardon qui emploie 233 salariés et pâtit des difficultés de l’automobile. Ses dirigeants misent sur leurs récents investissements en matériel pour s’en sortir (UsineNouvelle.com du 05/02). Redressement judiciaire enfin dans les Ardennes pour Raguet SA, spécialisé dans la forge et l’estampage, en particulier pour le matériel ferroviaire et les poids lourds (UsineNouvelle.com du 09/02).

Mais d’autres industriels multiplient les initiatives pour sortir plus forts de la crise. Ainsi, le pôle de compétitivité Arve Industries, consacré au décolletage et à la mécatronique, formalise, avec son projet Praxis, une démarche permettant de faciliter la relation entre fournisseurs et donneurs d’ordres dans le cadre d’un processus d’innovation (La Lettre des Achats du 10/02). De même, dans un article de L’Usine Nouvelle du 5 février explicitement intitulé « La sous-traitance a de l’appétit », Carole Lembezat souligne, exemples à l’appui (Preciturn, Farinia, Arche), le dynamisme de plusieurs professionnels français ou européens de la forge et de la fonderie. Les défaillances se multipliant, bien loin de se laisser abattre, nombre d’entre eux rachètent leur voisin malade dans le but de devenir des acteurs incontournables au niveau européen, voire mondial.

 

Par l'équipe du MIDEST – du 17 au 20 novembre 2009

 

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