Revue de presse de l'énergie du 17.11.16

Lu mardi en une des Echos : « la COP22 qui se tient à Marrakech a connu un coup de théâtre avec la publication d’un rapport de scientifiques révélant des émissions mondiales de gaz à effet de serre stables pour la troisième année d’affilée. Les Etats-Unis affichent des rejets en baisse de 2,6% en 2015 grâce à un recours accru au gaz, moins émetteur, aux renouvelables et à une moindre consommation de charbon. A ce stade, ces résultats ne suffiraient cependant pas à tenir l’objectif de réchauffement de 2 degrés fixé l’an dernier à Paris. D’autant que l’Union européenne se remet à émettre davantage et que les rejets de l’Inde continuent de croître ». Autre mauvaise nouvelle, dans son rapport annuel, l'Agence internationale de l'énergie estime que pétrole, charbon et gaz représenteront encore 74% de la consommation primaire d'énergie en 2040. Selon ce scénario qui intègre pourtant les promesses faites par les Etats au sommet de Paris sur le climat, les énergies fossiles seront encore indispensables pendant plusieurs décennies, malgré la montée en puissance des renouvelables (LesEchos.fr du 16/11).

Alors que l’Opep, Organisation des pays exportateurs de pétrole, a conclu un accord de principe fin septembre à Alger visant à réduire sa production, celle-ci a continué d’augmenter en octobre, pour atteindre un volume record. L'excédent vient surtout de Libye, du Nigeria et de l'Irak, pays qui veulent être exemptés de toute réduction en raison de conflits (UsineNouvelle.com du 11/11).

Le gigantesque dôme étanche et en acier devant recouvrir le sarcophage bâti à la va-vite en 1986 – et au prix de milliers de vies - au-dessus du réacteur accidenté de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, a commencé lundi à être mis en place. Lourd de 36 000 tonnes et haut de 110 mètres, il devrait atteindre son emplacement final fin novembre (Les Echos du 15/11). Un projet hexagonal puisqu’il a été mené par NOVARKA, consortium français regroupant VINCI Construction et Bouygues Construction. Ce chantier au coût pharaonique – 2,1 milliards d’euros - a ainsi nécessité la présence d’une centaine d’ingénieurs français expatriés, souligne UsineNouvelle.com.

Suite à une décision du tribunal de grande instance de Paris, le comité central d’entreprise d’EDF a obtenu un délai supplémentaire, jusqu’au 10 janvier au lieu de fin octobre, pour rendre son avis sur le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, que les représentants du personnel jugent sans fondement et dictée par des motifs politiques. Cette décision va retarder la procédure, sur laquelle le gouvernement, qui voulait honorer la promesse de campagne de François Hollande, souhaitait que le conseil d’administration d’EDF se prononce avant la fin de l’année. L’enjeu est de faire entrer Fessenheim dans les débats de la présidentielle, voire de repousser la décision après l’élection où une alternance politique pourrait changer la donne (Les Echos et UsineNouvelle.com du 14/11). Sept réacteurs nucléaires d'EDF, dont les tests prennent plus de temps que prévu, ne redémarreront pas avant début janvier, rapportait par ailleurs mardi BFM Business (Challenges.fr du 15/11). EDF assure enfin que la cuve du réacteur de Flamanville est conforme aux normes et que l’EPR démarrera bien fin 2018. Selon lui, les futurs modèles coûteront deux fois moins cher, soit 5 milliards d’euros au lieu de 10,5. Lancé en 2007, il devait entrer en service en 2012 et coûter 3,3 milliards, rappellent LesEchos.fr.

« General Electric tient ses promesses à Belfort », selon Les Echos de mercredi. Le groupe lance le recrutement de 200 personnes pour son centre de services partagés et prévoit de recruter 3 500 salariés pour créer un millier d’emplois nets. Lundi, soit un an après le rachat par l’américain de la branche énergie d’Alstom, Christophe Sirugue, le Secrétaire d’Etat chargé de l’industrie, a reçu la présidente de GE France pour faire un point d’étape. Entretien à l’issue duquel il a publié un communiqué dans lequel il « constate les efforts importants faits par [l’industriel] afin de respecter ses engagements » (UsineNouvelle.com du 15/11).

  • Edité par l'équipe du MIDEST

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