Revue de presse de l'énergie du 06.10.16

L'Inde, troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre au niveau mondial, a officiellement ratifié dimanche l'Accord de Paris sur la lutte contre les changements climatiques (UsineNouvelle.com du 03/10). Mais, souligne LeMonde.fr, « malgré ses promesses écologiques, New Delhi dépend fortement de ses très polluantes centrales au charbon, qui totalisent près de 60% de sa production d’électricité ». Réunis vendredi dernier, les ministres de l’Environnement de l’Union européenne ont autorisé le Parlement à également ratifier l’accord (UsineNouvelle.com du 03/10). Ce qu’il a fait dès mardi. Le traité issu de la COP21 entrera donc en vigueur dès le mois prochain, a annoncé l’ONU, et l'UE pourra participer aux négociations concernant sa mise en œuvre (LaTribune.fr du 04 et UsineNouvelle.com du 06/10).

Après dix ans d'efforts et de rebondissements, EDF, son partenaire chinois CGN et le gouvernement britannique ont signé jeudi dernier à Londres les contrats qui donnent le feu vert définitif au projet de réacteurs nucléaires EPR de Hinkley Point, sur la côte ouest de l'Angleterre. Un projet de 21 milliards d'euros qui a donné lieu à des mois de négociations parfois tendues (LesEchos.fr et Challenges.fr du 29/09). Autre grand gagnant : grâce à ce chantier, Areva NP a signé pour 5 milliards d'euros de contrats (LaTribune.fr du 30/09). Les Echos soulignent également lundi que « tandis que les salariés d’Alstom Transport négocient leur survie à Belfort (...), leurs ex-collègues de la branche énergie, reprise par General Electric, situés sur le même site, viennent d’engranger un gros contrat de 1,9 milliard de dollars pour fabriquer les turbines à vapeur et les alternateurs qui équiperont les futures centrales nucléaires d’Hinkley Point. Près d’un an après le rachat, rétablir la compétitivité des usines et mixer les cultures reste toutefois compliqué ».
EDF va par ailleurs récupérer un milliard d'euros auprès de ses clients français après une hausse rétroactive des factures imposée au gouvernement par le Conseil d'Etat, selon deux arrêtés publiés au Journal officiel (UsineNouvelle.com du 03/10).

Les salariés de la division Energy Management France du groupe allemand Siemens étaient en grève vendredi dernier contre un projet de plan social visant 106 salariés sur 461 sur leur site de Grenoble. La direction justifie ce plan par des difficultés mondiales sur son activité moyenne et basse tensions, et indique que les suppressions nettes d’emplois seront limitées à 79, compte tenu de créations de postes en parallèle (Les Echos du 03/10).

  • Edité par l'équipe du MIDEST

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