Revue de presse de l'énergie du 10.03.17

Dans son rapport annuel sur les perspectives pétrolières à cinq ans, l’Agence internationale de l’Energie alerte sur le déficit de production de brut qui pourrait survenir après 2020, en raison de la baisse des investissements dans l’exploration depuis deux ans, et donc sur le risque de nouveau choc pétrolier. Mais selon plusieurs experts, l’AIE sous-estimerait l’essor de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis, qui a recommencé à augmenter : « les investissements y sont repartis à tout-va et les coûts de production y ont lourdement chuté », soulignent Les Echos.

La Commission européenne a approuvé lundi l’aide financière apportée par la Hongrie, avec le soutien de Moscou, à la construction de deux réacteurs nucléaires à Paks par le conglomérat nucléaire public russe Rosatom. Ce projet de 12,5 milliards d’euros est financé à 80% par un prêt de la Russie à la Hongrie, qui prend en charge les 2,5 milliards restants. Cet investissement russe est considéré comme « une aide d’Etat », mais Budapest « a pris des engagements substantiels » pour « limiter les distorsions potentielles de la concurrence », explique Bruxelles. L’Autriche a dénoncé ce feu vert et menace de porter plainte devant la Cour de justice (Les Echos du 07/03).

La quasi-totalité des effectifs de l’usine d’Areva NC Malvési à Narbonne, soit 220 personnes, a bloqué le site lundi pour protester contre des suspensions de contrats de travail liées à une grève en cours depuis un mois. La direction explique que la grève menace la sécurité du site qui produit du combustible nucléaire (Les Echos du 07/03).

L’unité de production n°1 de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, a été arrêtée le 24 février pour recharger une partie du combustible nucléaire. Ce chantier de 70 jours comportera toute une série d’opérations de maintenance des installations. EDF y consacre 33 millions d'euros et mobilise plus de 2 000 salariés (UsineNouvelle.com du 02/03). Le groupe n’a pas le droit à l’erreur après avoir été condamné mercredi par le tribunal de police de Guebwiller, dans le Haut-Rhin, pour violation des « règles techniques générales » dans la gestion d'un incident survenu à la centrale de Fessenheim en 2015 : il devra payer deux amendes de 3 500 euros et en verser 3 000 à trois associations antinucléaires (UsineNouvelle.com du 08/03). Le redémarrage du réacteur numéro 2 de cette même centrale, stoppé mi-juin 2016 à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire suite à « la détection d’une irrégularité dans la fabrication, par l’usine Creusot Forge d’Areva, d’une des parties de ce générateur de vapeur », a été repoussé de fin mars à fin juillet. L’ASN a soumis à EDF des questions complémentaires (Les Echos du 06/03). Si la qualité globale de la sûreté est en hausse chez EDF, son inspecteur général voit des progrès à faire en particulier sur la maintenance et dans la relation avec l’ASN, note UsineNouvelle.com. « EDF consolide sa trajectoire financière jusqu’en 2020 », constatent par ailleurs Les Echos mercredi. L’électricien a lancé son augmentation de capital de 4 milliards d’euros, assurée aux trois quarts par l’Etat. LaTribune.fr souligne que cette opération « s'inscrit dans une dynamique de renflouement par l'Etat des acteurs du nucléaire, qui pèse lourdement sur les finances publiques ». Enfin, mardi matin, 21,39% de grévistes ont été recensés par EDF et 16,96% par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE dans le cadre d’un mouvement de protestation contre le gel du salaire de base du secteur de l’énergie, après +0,3% en 2015 et +0,2% en 2016. Mardi soir, Enedis, ex-ERDF, recensait pour sa part 30,6% de grévistes (Les Echos du 08/03).

  • Edité par l'équipe du MIDEST

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