Revue de presse de l'énergie du 12.12.16

Les mises à l’arrêt de nombreuses tranches dans les centrales nucléaires hexagonales provoquent des hausses de tarifs de l’électricité dans toute l’Europe, soulignaient lundi Les Echos. En octobre, l’exportation d’électricité française a ainsi chuté de 89% sur un an. Pire, le pays est obligé d’importer massivement : « sur le mois d'octobre, l'achat d'électricité à ses voisins européens a augmenté de 40%. La France est même devenue importatrice vis-à-vis du Royaume-Uni, une première depuis 2012 », souligne LaTribune.fr.

La réplique n’aura pas tardé. EDF a porté plainte contre X suite aux accusations de l’ONG Greenpeace, qui avait fait de même à son encontre pour publication de bilan inexact et diffusion d'informations trompeuses (UsineNouvelle.com du 24/11).

Dimanche dernier, les Suisses ont rejeté une initiative des Verts pour une sortie accélérée du nucléaire civil dans une période comprise entre 2017 et 2029 (Les Echos du 28/11).

Le gouvernement japonais a doublé ses prévisions pour l'indemnisation des victimes et le démantèlement de la centrale de Fukushima. Estimés désormais à 170 milliards d'euros, les coûts pourraient encore augmenter (UsineNouvelle.com du 28/11). Dimanche dernier à 17h30, 13 jours après le début de sa poussée, la nouvelle enceinte de confinement de 36 000 tonnes a trouvé sa position pour un siècle sur le réacteur accidenté de Tchernobyl (LesEchos.fr du 29/11).

L'organisation des pays exportateurs de pétrole a entériné mercredi à Vienne l'accord de réduction de la production décidé en septembre à Alger (Challenges.fr du 30/11). Les cours de ont aussitôt bondi de plus de 8%, repassant au-dessus de 50 dollars, alors que Moscou, qui n’appartient pas au cartel, a promis de se joindre à l’effort (Les Echos du 01/12). Néanmoins, selon UsineNouvelle.com, « à la pompe, ces mouvements sporadiques qui n'effacent pas la surproduction devraient passer relativement inaperçus. Ou du moins produire moins d’effets que les hausses de taxes prévisibles en 2017, affirme (...) le président de l’Union française des industries pétrolières ». Pour LesEchos.fr, « le pétrole est une drôle d'industrie où les plus grands producteurs de la planète peuvent s'entendre, au su et au vu de tout le monde, pour ajuster leur offre et influer ainsi sur les cours. Imagine-t-on la même chose dans d'autres secteurs ? Apple et Samsung qui s'organiseraient pour fixer un plancher au prix de leurs smartphones ? Ford, Renault et Volkswagen qui s'arrangeraient pour ne pas sortir trop de nouveaux modèles en même temps ? »...

  • Edité par l'équipe du MIDEST

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