Fabricants, fournisseurs de pièces de mécanique de précision pour l'industrie aéronautique

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Revue de presse aéronautique du 8 juillet 2012

Conjoncture

Après son refus de payer la taxe carbone dans le transport aérien exigée par l'Union européenne, Pékin a entamé un nouveau bras de fer avec l'Europe dans l'aéronautique. La direction générale de l'aviation civile chinoise a ainsi modifié la loi concernant la certification des produits aéronautiques étrangers fabriqués en Chine : Pékin exige désormais que les appareils assemblés sur son sol soient étiquetés « Made in China ». Cette réglementation pose de sérieux problèmes aux constructeurs européens présents dans le pays, notamment Airbus, qui dispose d'une usine à Tianjin, mais aussi Safran qui planche sur un site d'assemblage de son nouveau moteur Leap, qui va équiper le nouvel avion chinois C919. La nouvelle réglementation mettrait fin au système actuel d'une certification européenne de leurs produits, qui leur permettait de garder la mainmise en partie sur leurs technologies : « nous avons de plus en plus de pression pour transférer notre technologie. Leur industrie ne se développe pas assez vite à leurs yeux », raconte un industriel. Elle abolirait également la possibilité d'exporter un avion ou un hélicoptère assemblé en Chine en le présentant comme sorti des usines européennes (LaTribune.fr du 28/06).

Avionneurs

Ce qui n'était qu'une rumeur a été confirmé par l'intéressé lundi : Airbus implante aux Etats-Unis, dans l'Alabama, une ligne d'assemblage de ses A320 pour un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros. Ses motivations pour s'installer sur le territoire de son grand rival Boeing sont triples : s'imposer sur le plus grand marché mondial où nombre de compagnies vont devoir moderniser leurs flottes, accroître et internationaliser sa supply chain, et se protéger du dollar faible (UsineNouvelle.com du 28/06 et LaTribune.fr du 02/07).

Boeing a aussitôt critiqué son rival, jugeant « intéressant de voir une fois de plus Airbus promettre de déplacer des emplois d'Europe vers les Etats-Unis. [Mais] quel que soit leur nombre, ces chiffres font pâle figure comparés aux milliers d'emplois américains détruits par les aides illégales qu'Airbus et les gouvernements européens qui les émettent n'ont pas éliminées, en infraction avec le droit commercial international » (Les Echos du 02/07). La réponse de l'européen ne s'est pas fait attendre : « l'OMC a conclu spécifiquement que ce sont les erreurs de gestion de la direction de Boeing et sa politique de délocalisation et de sous-traitance qui sont seules responsables de pertes d'emplois aux Etats-Unis (...). Il est prouvé que Boeing a bénéficié de plus de subventions illégales que toute autre compagnie dans l'histoire du droit commercial » (UsineNouvelle.com du 04/07).

Dans Les Echos du 3 juillet, David Barroux n'est pas inquiet. Pour lui, « dopées par une explosion de la demande mondiale, les usines européennes, dont les cadences de production ne cessent de progresser, ne risquent pas de tourner à vide. Ce qui menace les ouvriers européens d'Airbus, ce ne sont pas leurs homologues chinois ou yankee. Ce sont bien plus les challenges liés au développement de nouveaux appareils, les querelles franco-allemandes ou les simples batailles d'ego entre managers. Le pire serait en fait de se replier sur l'Europe, de passer à côté de commandes et de laisser la chance à un nouveau concurrent d'émerger ».

Boeing revoit à la hausse ses prévisions pour le marché aéronautique mondial. L'avionneur estime désormais qu'il va doubler sur 20 ans (UsineNouvelle.com du 03/07). Pour lui, la question de l'argent injecté par l'Union européenne dans l'A350 sera une des thématiques du salon de Farnborough qui ouvre la semaine prochaine. Et le vice-président juridique du groupe d'ajouter, apparemment le plus sérieusement du monde : « notre objectif est d'instaurer de la discipline dans notre secteur » (UsineNouvelle.com du 04/07)...

Equipementiers / Sous-traitants

Aerolia, filiale française de construction de fuselages d'EADS, annonce l'implantation d'une usine d'assemblage au Québec pour se rapprocher de son nouveau client Bombardier. Elle investira 60 millions d'euros dans ce site qui emploiera à terme 150 personnes (Les Echos du 29/06).

L'Usine Nouvelle de cette semaine nous fait visiter l'usine de Snecma et de son partenaire américain Albany à Rochester, aux USA, qui fabrique les pièces moteurs des futurs Airbus et Boeing grâce à des métiers à tisser... les fils de carbone en 3D.

Revue de presse aéronautique du 8 juillet 2012 éditée par l'équipe du MIDEST

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