Fabricants, fournisseurs de pièces de mécanique de précision pour l'industrie aéronautique

  • SMPA
  • LB INDUSTRIE
  • DRAULT DECOLLETAGE
  • PATUREL DECOLLETAGE
  • CARTIER MARCEL

Aéronautique : la sous-traitance française garde le cap

« Les "folles cadences" de la supply chain » titrait mardi LaTribune.fr : « sous le contrôle très rigoureux d'Airbus et de Boeing, les sous-traitants vont devoir encore encaisser un nouveau choc de hausses de cadences des deux avionneurs ».
La newsletter est optimiste : « en dépit de quelques cas isolés, la chaîne des sous-traitants aéronautiques a relevé tous les défis générés par [celles-ci]. Les relations se sont enfin apaisées [avec] les maîtres d'œuvre, qui ont compris qu'ils ne pouvaient pas fonctionner sans un tissu de PME fortes et capables d'investir. La menace d'un effondrement est sous contrôle (...). La filière est en pleine forme. Boostés par la croissance des maîtres d'œuvre, les équipementiers et les PME ont atteint en 2013 un chiffre d'affaires estimé de 15,1 milliards d'euros (+ 7% à périmètre constant) et ont enregistré 13,3 milliards de commandes (+ 12%), dont 6,1 milliards à l'exportation (+ 20%).
Entre 2009 et 2012, le chiffre d'affaires de la filière équipementière a augmenté de 31,3% et celui des PME de 36,3%. [Mais] la filière continue de rencontrer des difficultés de recrutement, principalement chez les équipementiers et les PME, un peu moins attractifs (...) car il n'existe plus en France de formation pour des métiers comme soudeur ou chaudronnier (...).
Depuis 2009, pour accompagner la montée en cadence (...), [ils] ont investi au-delà de leur capacité d'autofinancement en ayant recours à l'emprunt ou à des augmentations de capital (...). La principale raison de certaines défaillances de la supply chain est à chercher au niveau des PME de rang 2 et 3, qui ont réalisé trop tardivement des investissements dans leurs moyens de production. Pour sécuriser sa supply chain, Airbus s'est décidé à racheter la Salzburg München Bank (...) en vue de se doter de sa propre banque de financement (...). Objectif : éviter de racheter des sous-traitants en difficulté et donc faire face à une éventuelle rupture (...). En récupérant la licence de la Salzburg München Bank, l'avionneur pourra accéder aux prêts à très faibles taux de la Banque centrale européenne et pourra offrir à ses fournisseurs des solutions de financement avantageuses (...). Enfin, Airbus a participé avec l'État français et Safran, notamment, à la création début 2013 du troisième fonds d'investissement Aerofund III, doté de 150 millions d'euros dédiés à l'industrie aéronautique ».
Néanmoins, fait remarquer la newsletter dans deux autres articles, si « à l'heure de la mondialisation, l'aéronautique française fait figure de modèle et tire vers le haut une filière d'excellence, les menaces de coupes sur les dépenses militaires inquiètent les grands industriels qui rappellent la dualité entre la défense et le civil (...). Certains sont tentés par l'appel du large [car si] les investissements de l'État dans la filière de Défense ont toujours été une des clés du leadership français dans l'industrie aéronautique civile, [ce] modèle à long terme pourrait être mis à mal par des décisions court-termistes »...

  • Edité par l'équipe du MIDEST

    N°1 mondial des salons de sous-traitance industrielle

    Le N°1 mondial des salons de sous-traitance industrielle

Imprimer E-mail