Fabricants, fournisseurs de pièces de mécanique de précision pour l'industrie aéronautique

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Revue de presse aéronautique du 22 avril 2012

Conjoncture

On a connu l'Etat français plus volontariste. Alors que les mesures de rétorsions commerciales brandies par différents pays inquiètent le secteur aéronautique, le Premier ministre François Fillon, dans une lettre adressée à José Manuel Barroso, s'est fait l'écho de ces appréhensions. S'il souligne l'importance de la réduction des gaz à effet de serre, il juge « indispensable que l'UE, au regard du contexte international qui ne cesse de se dégrader sur ce dossier, déploie tous les efforts nécessaires pour trouver des solutions mutuellement acceptables avec les Etats tiers ». Selon lui, il faut « préciser clairement que l'UE est prête (...) à réviser sa législation dès que les Etats tiers accepteraient de participer à un accord international (...) ambitieux, global, non discriminatoire et juridiquement contraignant de réduction des émissions du secteur » (UsineNouvelle.com du 05/04). M. Barroso serait en droit de lui rappeler qu'un tel accord est précisément introuvable depuis des années au niveau mondial, d'où l'initiative européenne... Pour LaTribune.fr, les choses sont claires : « Paris lâche Bruxelles sur la taxe carbone dans l'aérien », lit-on le 5 avril. Et le site d'enfoncer le clou : « une question se pose : comment le gouvernement a pu être aussi aveugle sur ce sujet ? Car depuis le début de cette affaire, il y a maintenant près de 5 ans, l'issue de ce dossier était courue d'avance. Tous les acteurs du transport aérien, en France notamment, avaient tiré la sonnette d'alarme : les pays tiers ne se feront pas imposer de telles mesures de manière unilatérale et prendront des mesures de rétorsion. Dans sa réponse à François Fillon, José Manuel Barroso a assuré que la Commission était prête à 'prendre des actions appropriées' en cas de rétorsions et a insisté sur la nécessité pour les Etats de l'UE de rester 'unis' et 'fermes' sur leur position ». A bon entendeur...

Les dernières déclarations du ministre indien de l'Environnement (sic) mettent bien en avant l'apparente mauvaise volonté à trouver une solution internationale à la pollution aérienne. Ce dernier estime en effet que l'instauration unilatérale de la taxe est un sujet de rupture dans les discussions sur le changement climatique... La Commission européenne n'a bien sûr pas manqué de réagir : « nous ne voyons pas en quoi l'initiative européenne constituerait une cause de rupture. Nous estimons qu'elle vise à encourager la mise en place de systèmes similaires pour inclure le secteur de l'aviation dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre » (UsineNouvelle.com du 11/04).

La commissaire européenne en charge du dossier, Connie Hedegaard, signe d'ailleurs une tribune fort à propos ironiquement intitulée « les pollueurs doivent payer, même quand ils volent » dans Les Echos du 6 avril. Entre autres mises au point, elle écrit : « le secteur du trafic aérien donne parfois l'impression que d'énormes sommes d'argent sont en jeu pour un seul ticket. Or, selon nos calculs, un vol de Pékin à Francfort par exemple coûterait environ deux euros de plus par passager (...). Le coût des droits d'émission chinois n'est estimé qu'à environ 1,9 million d'euros cette année ; c'est peu, très peu, pour brandir la menace d'une guerre commerciale ». On est alors en droit de se demander la cause de toutes ces gesticulations internationales et ces cris d'orfraies émanant notamment de pays très récemment (et partiellement) convertis au sacro-saint libéralisme. Et Connie Hedegaard de conclure : « à notre époque, il n'est plus possible d'accepter la menace de toutes sortes de mesures de rétorsion parce qu'un prix modique doit être payé pour la pollution causée par les voyages en avion. D'autres secteurs européens contribuent à notre politique en matière de climat. Se soustraire à ses obligations ne fait qu'accroître la pression sur ceux qui s'y soumettent ».

« L'aéronautique française peine à recruter », constate LaTribune.fr du 5 avril : « les entreprises du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) ont embauché 13 000 personnes en 2011. Un record certes, mais elles auraient pu aller jusqu'à 15 000 ». Selon le Gifas, « nous avons des difficultés à trouver des gens qualifiés, plus précisément dans les petites entreprises en région » qui manquent de notoriété, à la différence des grands groupes. Le Groupement pointe du doigt l'offre de l'Education nationale qui n'est pas « au niveau de notre demande ». En 2012, 13 000 nouvelles embauches sont prévues.

Avionneurs

« Airbus vole très loin derrière Boeing en termes de commandes », affirme Challenges.fr du 6 avril. L'avionneur européen a en effet annoncé avoir enregistré 90 commandes nettes au premier trimestre, contre 412 à la fin du mois de mars pour son concurrent américain. Il a néanmoins signé mercredi une commande de 2,5 milliards de dollars au prix catalogue pour l'achat de 11 A330 avec la compagnie indonésienne Garuda (UsineNouvelle.com du 11/04).

Dassault participe à la plus grande foire d'armements d'Amérique latine, la Latin America Aero and Defence, l'objectif étant de renforcer les partenariats technologiques localement pour mieux placer le Rafale au Brésil (UsineNouvelle.com du 11/04).

Eurocopter a signé un contrat de vente de six hélicoptères à l'Indonésie (Les Echos du 06/04).

Equipementiers / Sous-traitants

Aerolia, filiale d'aérostructures d'EADS, envisage de s'installer au Maroc. Pour le convaincre, le royaume chérifien et sa compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc, équipée quasi exclusivement de Boeing, pourraient acheter des Airbus (UsineNouvelle.com du 05/04).

Revue de presse aéronautique du 22 avril 2012 éditée par l'équipe du MIDEST

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